Diane Grenier est née en 1986. Elle a débuté sa formation artistique à l’université tout en fréquentant assidûment en parallèle hackerspaces et FabLabs où elle a appris à coder et s’est familiarisée avec les problématiques du libre, de l’open-source et plus largement de l’impact éthique et politique de l’usage des technologies. Cette expérience est déterminante dans son parcours en Master Recherches Art et Technologies Numérique qu’elle soutient en 2011 à Rennes, avant d’intégrer l’école des Beaux-Arts de Rennes pour en être diplômée en 2013.

Elle développe et expose depuis un travail résolument expérimental, engagé et émaillé d’humour dans un esprit DIY et touche-à-tout.
Ses installations, sculptures, travaux sonores et vidéos interrogent les espaces dans lesquels ils prennent place et l’architecture qui nous entoure. Entre corps et territoire, il s’agit d’un travail traversé par l’usage des technologies pour en éprouver les limites, ses zones de frottement avec le réel. Les formes souvent hybrides qu’elle produit témoignent d’une volonté de s’approprier avec un amateurisme jouissif des savoir-faire technologiques.
À contre courant d’un mode de production fonctionnel, le bricolage et le parasitage deviennent alors des modes d’interventions essentiels à l’invention d’un mésusage des choses, témoignant d’une idiotie jubilatoire et révélateur de nos rapports au réel. Sa démarche, en créant un rapport aux machines qui va de l’absurde au sensible, interroge finalement la place de l’humain dans le bruit du monde.

Elle fait également partie et a contribué à fonder INIT : un collectif réunissant une dizaine d’artistes émergents qui gèrent des ateliers partagés, mutualisent leurs moyens et organisent des expositions.